NOTICE BIOGRAPHIQUE

Pericle Patocchi e Salvatore QuasimodoNé le 11 mars 1911, à Lugano, Pericle Patocchi n'avait que dix ans lorsqu'il perdit sa mère, une Milanaise d'origine espagnole. Son père Remo, s'illustra dans la peinture alpestre. Son cousin Aldo Patocchi (mort en 1986), a laissé une imposante œuvre xylographique. A l'âge de douze ans, Pericle alla étudier à Varèse, puis à Milan. De retour en Suisse, trois ans plus tard, il entra au Collège de Sion, dont il fut l'élève jusqu'en 1930. Mais durant les vacances, il ne manqua jamais d'aller retrouver ses amis transalpins: Aligi Sassù, Carlo Carrà, F. T. Marinetti, Aldo Palazzeschi... C'est de cette période que datent ses premiers poèmes. Ils sont écrits en italien. Cinq poèmes manuscrits sont groupés sous le titre: Primo Sole (inédit). De 1931 à 1935, Patocchi vécut à Genève: Il y fit partie avec Charles Baudouni, du comité de rédaction de la revue Présence, que dirigeait Gilbert Trollier. Licencié en Sciences sociales, il poursuivit ses études universitaires à la Faculté des Lettres de Fribourg. Peu après avoir obtenu sa licence, en 1939, il fut nommé professeur de langue et de littérature française à l'Ecole supérieure de Commerce de Billinzone, où il devait enseigner pendant douze ans. Colombes délivrées, en 1942, lui valut le Prix Schiller. Deux ans plus tard parut à Locarno le seul recueil qu'il ait écrit en italien: Nella chiara profondità. A partir de 1951, il enseigna au Lycée cantonal de sa ville natale. Sa rencontre, à Milan, avec Salvatore Quasimodo (qui venait de recevoir le Prix Nobel), eut pour effet d'abord de lui faire traduire environ soixante-dix poèmes de l'auteur sicilien et, ce faisant, de lui inspirer une réflexion pénétrante et féconde sur ce qui distingue l'italien di français, pour la syntaxe, pour la morphologie, et par conséquent pour le rythme, la cadence, la structure mélodique... Mais ensuite Quasimodo lui fit l'honneur de le traduire à son tour dans cette langue qui leur était maternellement commune: les quatorze poèmes de Chemin de croix (inclus, un an plus tard, dans Horizon vertical), furent publiés en 1967, à Lugano, sous la forme d'une édition bilingue, hors commerce, préfacée par André Chamson et illustrée de quatorze eaux-fortes de Mario Marioni. Peu avant de mourir (en avril 1968), l'auteur de Musiques légères (Colombes délivrées, Pure Perte...) confiait à ses proches: «L'âme voyage éternellement vers l'aurore, les sépulcres sont plus frêles que des joies.»

Testo della nota biografica messo a disposizione da Laura Zweifel-Patocchi di Aranno
Foto messa gentilmente a disposizione da Laura Zweifel-Patocchi di Aranno

NOTA BIOGRAFICA

Pericle Patocchi - È nato a Lugano l'11 marzo del 1911. Il padre si dilettava in pittura alpestre, suo cugino Aldo Patocchi era un affermato xilografo. Perde la mamma a 10 anni. Studia a Varese, Milano e a Sion, in collegio. Durante le vacanze lavora con Aligi Sassu, Carlo Carrà, Martinetti e Aldo Palazzeschi. Scrive a 18 anni le sue prime poesie, poi pubblicate sotto il titolo di «Primo sole». Dal 1931 al 1935 vive a Ginevra, dove studia all'università e collabora con la rivista «Présence». Ottenuta la licenza in scienze sociali, si iscrive all'Università di Friborgo in lettere. Insegna, dopo l'ottenimento della licenza, alla Commercio di Bellinzona. Pubblica intanto altre raccolte di poesie, tra cui «Colombes délivrées» che gli vale il premio Schiller. A Locarno pubblica l'unica raccolta di poesie in italiano, sotto il titolo «Nella chiara profondità». Insegna al liceo di Lugano. A metà degli anni Cinquanta, fa amicizia a Milano con Salvatore Quasimodo, di cui traduce in francese una settantina di poesie. Dal canto suo, Salvatore Quasimodo tradurrà in italiano, dal francese, le quattordici poesie di Pericle Patocchi., «Chemin de Croix». Muore nell'aprile del 1968 a Loèche Les Bains.

La nota biografica è tratta dall'articolo, apparso sulla Rivista di Lugano il 31. 3. '07, di Adriano Morandi

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